Paru il y a quelques semaines, dans le plus grand secret de l'auto production, le 1er album du BAZARSONIK

"T.I.A" Bazar_cover

fut tout au long de sa conception une expérience passionnante. Ce qui est sur, c'est que malgré sa date de sortie toute récente, il mijotait en moi depuis un long moment.....

Allez hop, un petit peu d'égo trip/historique,
c'est mon blog après tout.

La musique m'intéresse depuis très longtemps, c'est peu de le dire, même si je l'envisage sérieusement depuis peu. Par sérieux, j'entends, "à long terme" et non plus juste comme un défouloir immédiat... Mais c'est une autre histoire.

Celle que j'ai envi de raconter commencerait plutôt comme ça :

J'ai eu la chance d'avoir une sœur plus âgée (18 ans en 77, ça ne s'invente pas) qui a eu la bonne idée, entre autre, de basculer de hippie à keupon. Du coup comme je squattais très souvent chez elle, je profitais pleinement de sa discothèque toute de vinyle vêtue...... Je la revoie encore, petite nénette aux longs cheveux noirs et aux creepers rouges, poser sur la platine une galette, ébène et lisse, avec le soin d'une conservatrice de musée. Les jeunes générations peuvent avoir du mal à s'imaginer le cérémonial, mais il n'y a pas si longtemps, on passait un bon moment à s'abimer les yeux sur la pochette, on connaissait le nom des morceaux et des albums par cœur, bref c'était avant que la musique ne devienne immatérielle. Est ce que pour autant c'était mieux ? J'en suis pas sur du tout, mais c'est une autre histoire.....

J'ai pas mal de souvenirs, d'images et d'ambiances de ces soirées, tout début 80, (je devais avoir 9/10 ans), des souvenirs, associés à une bande son, composée des premiers U2, PIL Clash, Cure, Ruts DC, Wall of Voodoo, Siouxie and the Banshees (ma sœur était fan), Lords of the new Church, Psychedelic furs, Les Pogues, Joe Jackson, Police, Iggy Pop, Talking Heads, Bauhaus, Sex Pistols, et quelques bonnes brouettes de reggae, de revival ska, de dub, j'en passe et des meilleurs......

Ces soirées étaient peuplées d'une faune,
toute de noire vêtue.
Une faune vivant, pour certains, de petits boulots, quand d'autres bossaient dans le cinéma.
De façon généralisée, la dope en tous genres, circulait,
Ils étaient, sculpteurs, musiciens, dessinateurs.... je m'en souviens d'un, qui avait un moment dormi dehors, sous une tente, en plein hiver...... Il nous racontait ça, à voix basse dans un costard trop grand pour lui, en sirotant par petite gorgée son verre d'alcool blanc, comme si il était encore animé par le besoin vital de se réchauffer.
Mais tous étaient friands de musiques.
Moi qui, dans ce gris Boulbi, n'avait pas encore pris conscience d'être rongé par un mal nommé "ennui", tout ce petit monde me faisait méchamment rêver. Sans montrer patte blanche, j'avais naturellement été accepté, parce que petit frère "de"......                                        
Fan de U2, je suis passé à Cure....
Vers 88, j'achète le live "Cure in orange"
et à la 1ére vision....
ennuie.......
grosse déception.....
je l'ai illico échangé, contre "This Is Video Clash"
comme ça, parce que je les connaissais un peu.
et là mes amis, n'ayons pas peur des mots,
ce choix a changé ma vie…. Mais c’est encore une autre histoire.

img169 Le Clash ne faisait pas l'unanimité au sein du crew, mais, quand certains avaient été convertis par la pensée « Strummerienne », et surtout avait eu la chance de les voir sur scène (à Mogador par exemple), ils en parlaient pendant des heures avec des étoiles dans les yeux..... Je pouvais clairement imaginer, ces concerts émeutes, ces marées humaines qui pogotaient d'un seul homme au son de l'intro ravageuse de london calling.......

Après cet aparté Clashien, back to the story.

Bien sur (oserais je dire) le réveil des 90's pour la grande majorité de la bande (tous ?) a été plus que difficile.
Comment combiner cette vie, avec l'âge et surtout si l'on complique l'équation en y ajoutant le virage liberticide de la sociètè, post 83, mais je m'arrête là car tout ce que je pourrai en dire, vous le sauriez déjà. C'est aussi une autre histoire......

Quoique peut être un truc tout de même (?)
A cette époque, il y avait Reagan aux USA et la Miss Thatcher reformant la perfide Albion. On était déjà embobiné dans la marche forcée du libéralisme. Elle avait d'ailleurs une phrase en Leitmotiv qui faisait office d'argument imparable : "There Is No Alternative", Du coup on l'a surnommait "T.I.N.A."........

"T.I.N.A." / "T.I.A." voyez la connexion ?

Voulez vous en savoir plus ??

La suite dans "T.I.A." et des brouettes PART 2