Vous ne pouvez imaginer, le nombre impressionnant de personnes qui, durant ma formidable carrière "d'être humain", m'ont fait remarquer à quel point j'étais quelqu'un, de quasi, "inaccessible".
Leurs témoignages explicitaient leurs difficultés à me connaitre en "profondeur", pour la bonne raison que lorsqu'ils creusaient, en voulant atteindre une partie plus intime de ma personnalité (je ne parle pas de sexe, bande d'obsédés) invariablement, ils se butaient à un mur. Un mur que, il est vrai, j'ai forgé, pour me protéger des ravageuses tempêtes de nos existences.

Bref, dans mon cas, on peut à la fois, être très pudique et avoir une très grande gueule .

Comme j'ai 5 mn devant moi et comme je ne suis pas hautain (quoiqu'on en pense), je vais tenter d'expliciter, ici, maintenant, tout de suite, 2 traits profonds de ma personnalité, qui me suivront jusqu'à la tombe et qui je l'espère permettra à certains de me connaitre un peu mieux.

petit 1

JE DÉTESTE

Oui, je déteste les gourmettes et les tableaux de clown triste.

Je ne vais pas m'étendre sur les "gourmettes" car ce sujet est tellement bas qu'il risquerait de me donner un mal de dos terrible, mais par contre, à propos des clowns tristes, au delà de les trouver affreusement laids, je succombe à l'envie de vous narrer, une histoire tout à fait vécue et donc par la même vraie, dont je certifie la véracité.
Il y a quelques années, la futur mère de mon enfant et moi même étions inviter à dîner chez un couple d'amis, en passe, eux aussi, de se reproduire.
Après avoir rapidement éclusé, comme si ma vie en dépendait, quelques verres, je suis parti dans une de ces diatribes assassines et affutées, contre ces fameux tableaux dont la laideur et la tristesse d'un autre âge, n'est plus a prouver.......
Me laissant finir, mon gargouillis verbal et après une courte pause, le deuxième élément femelle de la soirée, qui siégeait en face de moi, me fit élégamment  remarquer, non sans arborer un sourire en coin et taquin, que sur le mur juste derrière moi était accroché un exemplaire (des plus imposant), d'un ces fameux tableaux, qui lui venait de sa grand mère décédé à laquelle elle tenait beaucoup....

Moment de solitude..............
Mais que voulez vous, telle est ma croix.
De si importantes et fondamentales convictions ne peuvent qu'engendrer un jour ou l'autre ce genre de confrontation cinglante....

Car, comme le disait très justement le grand philosophe Rocco Sifredi :

""With great power
come great responsibilities"


"Il faut assumer en toutes occasions ses profondes convictions"
me suis je dis.
Méditer là dessus les gaziers.

Voilà pour le premier trait de caractère, qui j'espère vous éclaire un peu (?).

Petit 2

Quand au second il faut prendre en considération que je reste un inconditionnel des films de zombies.

bazarboy

Oui oui oui, c'est important

Dawn of the dead de Romero par exemple est certainement un des 2/3 films que j'ai visionné le plus dans ma vie.
Bien sur, bien sur, j'en entends déjà qui ricanent, mais ce n'est pas de ma faute, si certains producteurs aux dents longues, reniflant à une époque le bon filon, nous ont pondu tout un tas de merde infâme et ont orienté  toute la production vers le bas du panier !
Fort heureusement, ont fleuris, ces toutes dernières années, sur nos écrans, un bon paquet de pépites qui ont méchamment relevées le niveau

28 j plus tard,
REC,
diary of the dead

pour ne citer que ceux là.

Et bien sachez jeunes jedï que nous pouvons dorénavant rajouter, un nom supplémentaire à cette liste somme toute, déjà bien bandante, car figurez vous, qu'une mini série consacrée à cette thématique vient de voir le jour.

Elle se nomme DEAD SET après visionnage je dis clairement à tous les amateurs du genre, "précipitez vous".

Parce que

1 C'est British et la série ne manque pas de cet humour et donc y gagne grandement.
2 Y a du zombie à casser la baraque et ils sont affamés !
3 Le 1er épisode (de 45mn) est une très très bonne entrée en matière.

Tourner façon caméra DV (donc image un peu cru qui sied définitivement bien au genre), grandement référentiel au maitre Romero, le 1er épisode pose le tableau en nous présentant la galerie de personnage qui se feront bouffer un à un..... 
Quand à l'histoire..... je vous laisse la découvrir par vous même......

Bon allez comme je suis sympa je vous plante le décors

Nous sommes au 64 éme épisode de la série anglaise de TV réalité "Big Brothers".
Big brothers réelle émission de télé réalité.
L'ancêtre du "Loft".
Oui, le loft, souvenez vous cette émission originale et hautement "révolutionnaire" regarder par des millions de téléspectateurs/voyeurs, qui ont fait gagner la blonde à gros sein.

Composition1

original que je vous dis.

Bref, DEAD SET s'ouvre sur tout un tas de plans provenant de l'intérieur de ce fameux "loft" nous permettant de rencontrer les personnages principaux.
Mais pendant ce temps là, dehors, dans le monde libre, ça tourne mal.....

Très très bonne idée de mélanger ce coté voyeurisme/TV réalité, tous ces gens décervelés, perdu au milieu de tous ces zombies et obligés pour le coup de survivre ensemble...

Bon ne vous attendez pas à un brûlot contestataire à la Romero, tout de même.
Ca reste de l'entertainment.

Par contre, si je puis une critique des films "zombiesque", c'est que, autant accepté que les morts reviennent bouffer de la chair fraiche, ne me pose pas de problème, mais voir tous ces personnages qui courent pendant des plombes et qui, à l'arrivée sont rarement fatigués ou en nage, ça manque de crédibilité.
Moi je cours 20 m après mon bus et je crache mes boyaux, ce qui me fait dire que, heureusement que cette situation ne soit réel que dans les films sinon je me ferai bouffer tout de suite.......

(Merci à Tavar pour les photos montage)