PARIS — Amnesty International a épinglé la France sur sa politique vis-à-vis des migrants tunisiens, des réfugiés, des demandeurs d'asile et des Roms, à l'occasion de la publication vendredi de son rapport annuel 2011.

"Malheureusement, en 2011 comme en 2010 et les années précédentes, la France met beaucoup plus l'accent sur le contrôle de l'immigration que sur la protection des droits des réfugiés, des demandeurs d'asile, des migrants", a déclaré jeudi le vice-président d'Amnesty France, Francis Perrin, lors de la présentation jeudi à la presse du rapport annuel de l'ONG.

Il a notamment regretté "le repli sur soi" du gouvernement face à l'arrivée de migrants tunisiens depuis le début de l'année.

Or, "il n'y a pas de quoi décréter une menace nationale et se replier sur soi", a-t-il jugé, en rappelant que "le traité de Lisbonne de l'Union européenne prévoit des mécanismes de solidarité et de partage équitable des responsabilités dans le domaine du traitement des flux de migrants".

L'organisation de défense des droits de l'Homme, basée à Londres, craint dans la partie France de son rapport que le projet de loi sur l'immigration, définitivement adopté mercredi par le Parlement, contribue "à fragiliser encore davantage les droits des réfugiés et des migrants".

Amnesty se dit en outre "préoccupée par la marginalisation des Roms, contre qui étaient dirigées des opérations d?expulsion forcée et de reconduite à la frontière" l'an dernier, ce malgré l'annulation d'une circulaire sur les évacuations de campements illicites du mois d'août, qui visait explicitement cette population.

"La façon dont (les Roms et les gens du voyage, ndlr) sont traités dans notre pays est indigne", a commenté M. Perrin.

"La France a de grandes prétentions en matière de droits humains, mais sa politique reste marquée par des contradictions entre les discours et les faits", a-t-il conclu, en assurant qu'Amnesty continuait à "faire pression sur les autorités françaises pour qu'elles choisissent de mettre l'accent sur l'insertion et non sur la voie répressive".

Dans son rapport 2011, Amnesty dénonce aussi de nouveaux signalements de violences policières en France et déplore que "les enquêtes sur ces allégations progressent lentement".

Source
intolerance


Difficile de savoir ce que le peuple de France a dans la tête.
Et tous ces sondages me gavent grâve.

Sur que le gouvernment actuel lorgne plus que méchamment vers l'extrême droite... Ils emploient aujourd'hui les mêmes réthorique, dont Le Pen, hier nous gratifiait.

Est ce que c'est ce que veulent les gens d'ici ?? Pouvoir voter pour la discrimination, le racisme, l'exclusion, le repli sur soi, en un mot l'obscurantisme, sans avoir besoin de mettre un bulletin FN dans l'urne ?

Sur que la France a un gros problème de racisme. C'est sur. Et ça date aps d'aujourd'hui.
Ce qui a changé ces dernières années, c'est que plus de people affichent leurs opinions ouvertement. Avant c'était plus honteux...  ça doit être ça, être "décompléxé".

Nous sommes tellement loin de ce que j'imagine être une société cohérente que j'avoue, là dans l'instant être un peu désespéré.
Pas surpris, non,
juste un peu désespéré.

Ce qui est sur, c'est que la "solution" ne viendra pas du monde décrépi de la politique, elle viendra de chacun de nous, mais alors, que voulons nous ??
J'entends peu de média nationaux nous rappeller les fondamentaux alors que nous en avaons besoin. Par fondamentaux je veux dire, nous rappeller quelques faits historique, nous replacer dans un certain contexte historique, politique, économique, social. Mettre en avant que nous traversons une crise, et qui en est responsable déjà ? L'immigré ?

Ce qui me saoule le plus, c'est que ceux qui attisent les braises, e serons pas ceux qui en subirons les conséquences.... Comprend qui peut.